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Une course sans gobelets?

Je ne suis pas le plus grand défenseur de l’environnement et de l’écologie. Je n’achète pas de légumes et de fruits bio, j’ai une voiture et je ne fabrique pas mon propre pain… Par contre, j’essaie de réduire un peu la quantité de déchets que je produit et je réussis relativement bien.

Hier, je me suis demandé quel moyen on pourrait prendre pour réduire la quantité de déchets produits par une course et surtout pour éviter de jeter une grande quantité de gobelets qui sont utilisés seulement une fois. Voici la meilleure solution que j’ai trouvé pour éliminer/réduire la quantité de gobelets qu’on consomme:

Je ne les crois pas vraiment quand ils disent que c’est aussi rapide que des gobelets… Par contre, il y a plusieurs évènements de grande envergure qui utilisent ce système, ça doit donc être assez efficace. Voici les avantages/inconvénients que j’y vois:

Avantages:

  • Diminue la quantité de déchets produites par une course
  • Il semble que c’est plus facile de boire dans cette pochette que dans un gobelet
  • Je pense que le hydrapouch est relativement ergonomique et qu’il se traîne bien. Il me fait penser au petit sac d’hydratation que Kilian Jornet traîna lors du Western State 100 mile
Inconvénients
  • Je paie lorsque je fais une course, j’aimerais avoir du service!
  • Peut-être un tout petit peu plus lent que les stations d’eau avec gobelets
  • S’il n’est pas fourni par la course, je dois acheter un hydrapouch
Et vous, qu’en pensez-vous? Je songe à utiliser ce système lors du Demi-marathon Côte de Beaupré. Est-ce que ça vous donnerait le goût de participer? Le contraire?

 

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Évaluation Mt110

Publié le 16/02/2012 by 

”Long time no see” ou plutôt… long time no post… Hier j’ai donné ma première conférence de lancement du Défi Entreprises. Ça prend beaucoup de temps préparer une conférence! J’ai donc été un peu moins régulier sur ce blog dans les dernières semaines, mais je compte bien me rattraper.

Voici donc mon évaluation du Mt 110, une chaussure que je qualifierais de chaussure de performance pour la trail. Certains diront peut-être que c’est une chaussure minimaliste. Je ne le pense pas. On sent bien le sol avec, elle a un faible dénivelé, mais elle a été créée dans le but de faire des compétitions. J’ai fait un petit vidéo à la fin qui résume mes impressions sur la chaussure. Les photos ne viennent pas de moi, mais plutôt de testeurs qui ont un meilleur appareil photo que moi.

Première impression

En regardant cette chaussure, on se dit: ”C’est original”. Personnellement, je la trouve très très belle, mais c’est certainement un style audacieux. Certainement aussi audacieux que la Pure Connect. La chaussure est fait sur le même moule que la série Minimus de New Balance: un moule assez large sur l’avant pied et qui a une forme de pied naturelle. Le devant de la chaussure n’est pas symétrique, mais plutôt un peu rond.

L’empeigne

L’empeigne de la chaussure est fait avec une matière qui ressemble beaucoup à l’empeigne d’une chaussure de soccer. Cette façon de fabriquer des chaussures est innovante et à mon avis, plus de chaussures devraient être faites comme cela. C’est très flexible, ça tient très bien le pied et ça ne devient pas ”lousse” après quelques km. Le fit reste le même de début à la fin de la course. J’ai un pied assez large et le fit est parfait. J’ai rarement vu une chaussure qui s’ajustait si bien à mon pied. Je suis confiant que dans une course de trail, je n’aurais pas d’ampoules. Par contre, si votre pied est très étroit, vous allez peut-être vous perdre un peu dans la chaussure. 

Le seul défaut de l’empeigne: les 2 coutures qu’on voit sur le côté intérieur dans la photo ci-dessus. Je ne les ai pas du tout senti avec mes bas en courant l’hiver, mais je ne pense pas que je me risquerais à faire 20km de trail nu pied avec. Les fans des pieds nus dans les chaussures seront peut-être un peu déçu.

Semelle intercalaire

La semelle intercalaire est ferme, ce qui permet de ne pas trop sentir les cailloux. Je pense que c’est une bonne caractéristique pour une chaussure de trail performante. Il y a aussi une mince plaque de plastique en dessous du devant de la chaussure. Cela donne de la rigidité et protège aussi des cailloux. Les pures minimalistes seront déçus de cela. Par contre, je trouve que pour faire une course comme le trans-vallée, c’est la quantité optimale d’amorti. Après 5h de course, tu n’as pas envie de sentir toutes les petites branches qui te rentrent en dessous des pieds. Le dénivelé annoncé est de 4 mm, ce qui me semble exacte, je me sens pratiquement à plat dans cette chaussure.

Semelle externe

La chaussure n’est pas faite pour les trail boueuses. Les crampons sont plus haut que ceux de la MT100, ce qui est une nette amélioration. Par contre, ce n’est pas encore suffisant pour courir dans la neige molle ou dans des trail boueuses. Ces chaussures ont en grand partie été testées et développées au Colorado par Anton Krupicka qui court surtout sur des trails secs. Par contre, ce que cela permet, c’est que cette chaussure est parfaite à ce temps-ci de l’année sur un mix de route et de neige. Vu que je ”capote” sur le fit de la chaussure, je l’ai même testé à la piste intérieure du PEPS où elle a très bien répondu. C’est probablement la seule chaussure de trail avec laquelle j’aime courir sur une piste. En ce qui a trait à la durabilité, je ne peux pas vous dire encore, car je n’ai qu’une centaine de kilomètres de fait avec ces chaussures.

En plus, en dessous, il y a ”keep up” d’écrit à l’envers et qui l’écrit à l’endroit lorsque vous laissez une trace dans la trail. Ça sert à rien, mais c’est apprécié!

Prix

Une vraie aubaine. Enfin une chaussure minimale à prix minimal: 99$. Tant qu’à moi, cette chaussure vaut minimum 129,99$.

À qui cette chaussure d’adresse-t-elle?

Quelqu’un qui fait de la trail ou un mix de trail et de route et qui cherche une chaussure de performance. Je qualifierais cette chaussure de ”trail-racer”. Si vous cherchez une chaussure légère pour courir l’hiver, c’est un excellent choix aussi. Si vous avez un pied large, vous adorerez probablement le fit. C’est probablement la chaussure qui a eu le meilleur fit sur mon pied de tout les temps.

+

  • Excellent fit
  • Haut qui tient bien le pied
  • Juste milieu entre légèreté et protection
  • Prix attrayant

-

  • Manque de crampon pour les trails boueuses
  • Pas de version imperméable encore…Disponible chez Fradette Sport Place de la Cité pour 99,99$

Article original sur : Course à pied.ca

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Impressionnant: la quantité de glucides à manger avant un marathon

Dans un précédent billet, j’ai parlé de l’alimentation en glucose pendant un marathon. Je n’ai par contre pas parlé de l’alimentation avant un marathon. Voici donc un graphique créé Trish McAlaster qui tire ses données d’Alex Hutchinson. Voici ma traduction du premier paragraphe:

Des chercheurs britanniques ont trouvé que les coureurs qui ingéraient plus de 7g de glucides par kg de poids (g/kg) le jour avant un marathon finissaient avec des meilleurs temps. Par contre, seulement 12% des sujets atteignaient ce plateau, la moyenne étant de 5g/kg. D’autres études suggèrent qu’il est possible de maximiser les stocks de glucides intra-musculaires en mangeant 10g/kg. Voici de quoi ont l’air ces quantités de glucides pour un coureur de 70kg (154lbs).

Impressionnant, n’est-ce pas? Personnellement, je n’ai encore jamais essayé de manger autant de glucides. Peut-être que je vais essayer lors de mon prochain marathon, mais j’imagine que je ne me sentirai pas du tout confortable. Qu’en pensez-vous?

Mangez / mangerez-vous autant avant un marathon?

Article original publié sur Course à pied.ca

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À quoi ne devrait pas servir la fréquence cardiaque?

Ce billet fait suite aux 2 premiers billets sur la fréquence cardiaque:

- 4 mythes sur la fréquence cardiaque

4 façons d’utiliser son cardio-fréquencemètre pour mieux s’entraîner

Alors ce billet traitera des mauvaises utilisations de la fréquence cardiaque. Évidemment, vous pouvez avoir un avis contraire, dans ce cas, je vous inviterais à vous exprimer, ça rend le débat plus intéressant encore.

Utiliser la fréquence cardiaque pour déterminer son allure en compétition

Premièrement, lors d’une compétition, on est plus nerveux et notre fréquence cardiaque risque d’être plus élevée qu’à l’habitude, ce qui pourrait nous amener à partir trop lentement. En plus, vu la dérive cardiaque, vous aurez à diminuer au fur et à mesure que la course avancera.

La plupart des records du monde ont été faits en gardant un pace égal tout au long (marathon) ou en partant un petit peu vite et en finissant très vite (5k). Si vous avez un objectif de temps en tête, vous êtes mieux de partir à la vitesse exacte qui vous permettra d’y arriver. Vous pouvez utiliser la fréquence cardiaque, conjointement avec votre perception de l’effort, pour vous ajuster.

Une chose à éviter est de se fixer une fréquence cardiaque à tenir pendant la compétition. Si vous n’avez pas de problèmes cardio-vasculaires, il n’y a aucune raison de vous limiter avec une fréquence cardiaque à ne pas dépasser. Évidemment, démarrer son marathon à 100% de fréquence cardiaque est à éviter. Voici ce qui arrive pour quelqu’un qui essaie de garder sa fréquence cardiaque constante : 

Utiliser la fréquence cardiaque pour faire des intervalles courts

Oui, c’est possible de le faire, mais je pense que lors d’intervalles intense et plus courts (moins de 3 minutes), il est généralement plus efficace d’utiliser la vitesse pour évaluer l’effort. Une chose est certaine, si vous désirez utiliser la fréquence cardiaque pour déterminer l’intensité de vos entraînement courts, il faudra tenir compte du fait que la fréquence cardiaque prend du temps à monter dans les intervalles. Il ne faut alors pas chercher à atteindre la FC cible le plus rapidement possible. Il se peut même qu’on n’atteigne pas la FC cible dans les 2-3 premiers intervalles. Si on veut atteindre la FC cible trop vite, voici ce qui arrive:

Ainsi, on passe moins de temps à notre intensité cible et on progresse moins rapidement.

Se fixer une fréquence cardiaque à ne pas dépasser

Comme vu dans le billet sur les mythes, il n’y a aucune raison de se fixer une fréquence cardiaque à ne pas dépasser, surtout pas en compétition où il est parfaitement normale que votre fréquence cardiaque soit élevée.

La semaine prochaine, le dernier billet expliquera comment utiliser la fréquence cardiaque pour optimiser son entraînement. Par exemple, comment déterminer sa fréquence cardiaque de réserve et sa fréquence cardiaque maximale réelle. Suivez nous sur FacebookTwitterDaily Mile ou Google + pour ne pas le manquer!

 

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4 façons d’utiliser son cardio-fréquencemètre pour mieux s’entraîner

Maintenant qu’on a vu quelques mythes sur la fréquence cardiaque, voici maintenant quelques utilisations intéressantes des cardio-fréquencemètres.

S’empêcher de trop pousser

Particulièrement dans vos sorties de récupérations, il est important de ne pas pousser trop fort. Vous pouvez vous donner une limite de fréquence cardiaque à ne pas dépasser lors de vos courtes sorties. Cela peut aussi vous aider à ne pas partir trop vite dans vos longues sorties.

S’ajuster aux conditions

Si généralement 140bpm équivalent à 6 minutes/km, mais qu’étant donné la température (il fait 35 degrés aujourd’hui) vous courez à 6 minutes 30 secondes/km à 140 bpm, vos pouvez vous rassurer que vous fournissez un effort équivalent. Même chose dans la neige où la foulée est moins efficace à cause du glissement en fin de poussée.

Ajuster l’intensité de votre entraînement

Si vos sorties de course à pied se font généralement à  140 bpm, vous pouvez vous donner des équivalences en ski de fond ou en raquette. Par exemple, si je cours 1h à 150 bpm à 5 minutes au km, je peux me dire que si je fais 1h à 150bpm en ski de fond, j’ai fait un entraînement équivalent.

C’est aussi valide en course à pied à intensité faible à modérée. L’idéal est de vous tester sur une piste d’athlétisme. Courez environ 10 minutes à une vitesse donnée et notez votre fréquence cardiaque pour cette vitesse. Ensuite, lorsque vous serez dans des conditions extérieures, vous pourrez utiliser ces équivalents pour calculer la distance parcourue (si vous n’avez pas de GPS) ou pour mettre en perspective vos sensations. Cette méthode n’est toutefois pas valable pour des hautes intensités (90% et plus de VMA).

Évaluer votre niveau d’endurance et vos stratégies d’hydratation

Une des difficultés de la course à pied réside dans la façon de déterminer notre niveau exact de forme physique. Le fréquence cardiaque peut-être utile pour nous aider à évaluer ce niveau.

D’abord, en portant votre ceinture pendant la nuit, vous pourrez suivre votre fréquence cardiaque de repos. Vous pouvez vous tester une à 3 fois par semaine et noter vos résultats. Si votre fréquence cardiaque moyenne pendant la nuit descend, votre niveau de forme augmente! Il faut toutefois interpréter ces résultats sur du long terme, car la fréquence cardiaque peut varier même en gardant le même niveau de forme. Utile si vous êtes maniaque des chiffres!

Pour la plupart d’entre nous, une façon plus utile et moins contraignante d’utiliser le cardio-fréquencemètre est de le porter dans les longs entraînements. Lors de ces sorties, la fréquence cardiaque augmentera, même si votre vitesse reste la même, à cause de ce qu’on appel la dérive cardiaque. La dérive cardiaque est l’augmentation de la fréquence cardiaque qui sert à compenser la diminution du volume poussé par le sang à chaque battement. Vous pouvez donc évaluer vos stratégies d’hydratation/alimentation pendant vos longues sorties en évaluant à partir de quand et avec quelle pente votre fréquence cardiaque se met à dériver. Voici la fréquence cardiaque de quelqu’un qui fait une longue sortie:

Il s’agit d’une sortie de 20 miles  (32k). S’il doit faire 3 sorties de 32k avant son marathon, à la même vitesse moyenne, il devrait regarder si sa fréquence cardiaque commence à augmenter au même moment et avec la même pente. Si la pente devient plus faible, il est en meilleur forme! Cela est aussi utile pour tester différentes stratégies d’alimentation et d’hydratation. En général, il est préférable d’utiliser la stratégie qui va garder votre fréquence cardiaque la plus basse possible. Puisqu’on ne fait pas un effort maximal lors des longues sorties, il est ainsi intéressant d’avoir une information supplémentaire, la fréquence cardiaque pour évaluer l’efficacité de son entraînement et de son alimentation.

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Heart Rate during sleep: implications for monitoring training status

MRC/UCT Research Unit for Exercise Science and Sports Medicine, Department of Human Biology, University of Cape Town, South Africa

Heart Rate Monitoring Applications and Limitations
Juul Achten and Asker E. Jeukendrup

 

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4 mythes sur la fréquence cardiaque

Publié le 14/01/2012 by 

La fréquence cardiaque est certainement une notion souvent mal comprise en course à pied et dans les sports en général. Je commence avec ce billet une série de 4 (probablement) billets qui traiteront de la fréquence cardiaque:

- 4 mythes sur la fréquence cardiaque

- À quoi devrait servir la fréquence cardiaque?

- À quoi ne devrait pas servir la fréquence cardiaque

- Optimiser votre entraînement grâce à la fréquence cardiaque

Voici donc les 3 mythes les plus répandus:

On peut établir la fréquence cardiaque maximale précisément à partir de l’âge.

 

Faux. La formule la plus connue est 220-âge. Ceci donne une estimation de la fréquence cardiaque maximale. Je répète, une estimation. L’écart-type pour cette estimation est de 10. Cela que signifie que 66 % des gens sont dans 220-âge + ou – 10. Cela signifie aussi que pour englober 99% de la population, la fréquence cardiaque maximale serait de 220-âge + ou – 30 battements par minute. Un peu imprécis, non?

Pour remédier à cela, il faut utiliser la fréquence cardiaque maximale réelle. Qu’est-ce? C’est la fréquence maximale à laquelle le coeur peut battre lorsqu’il est poussé à sa limite. Comme pour une auto, il y a un maximum de RPM que vous ne pouvez pas dépasser, c’est exactement la même chose avec la fréquence cardiaque max réelle: elle est impossible à dépasser. Comment la trouver? Si vous faites un sprint à la fin de votre course de 5km, vous ne devriez pas être loin. En participant à un 3000m, vous ne devriez pas être loin non plus. Si vous faites un test de 5 minutes ou un test léger-boucher, vous devriez normalement atteindre votre FC max.. si votre effort était maximal.

Il faut éviter d’avoir une fréquence cardiaque supérieure à la FC max estimée

 

Cela ne fait pas de sens à partir du moment où la fréquence cardiaque maximale estimée n’est probablement pas votre fréquence cardiaque maximale.réelle. Si vous êtes en bonne santé et que vous n’avez pas de problèmes cardio-vasculaires, il ne devrait pas y avoir de problème à atteindre votre fréquence cardiaque maximale.

La fréquence cardiaque maximale est reliée aux performances

 

Cela découle du premier mythe en partie. Si votre FCmax est élevée, cela ne veut pas nécessairement dire que vous serez rapide. Si votre fréquence cardiaque maximale est basse, cela ne veut pas dire que vous serez lent.

La FCmax (fréquence cardiaque maximale augmente avec l’aptitude aérobie

C’est plutôt le contraire, elle diminuera probablement, car votre coeur sera plus efficace. Il pompera un plus grand volume de sang par battement!

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Pose du pied vs blessure et efficacité: 2 nouvelles recherches

On avance tranquillement, mais sûrement dans le domaine de la recherche sur la course à pied. Cette semaine, 2 recherches fort intéressantes sont sorties:

1. Effects of Footwear and Strike Type on Running Economy.

Med Sci Sports Exerc. 2012 Jan 3. [Epub ahead of print]

La conclusion de cet article est que les coureurs portant des chaussures minimalistes sont modestement, mais significativement plus économique que des coureurs portant des chaussures traditionelles. La cause probable est une augmentation du retour d’énergie élastique dans l’extrémité inférieur (la jambe) pendant la course avec des chaussures minimalistes. Tout cela, même en tenant compte du poids de la chaussure. Donc à poids égal, la chaussure plus “minimale” est plus efficace.

On peut aussi y lire: la production de force par les fléchisseurs du pied était significativement plus haute dans la condition pied nu que dans la condition chaussure et lors d’une attaque avant-pied plutôt qu’une attaque talon.

En français, on est plus efficace avec une chaussure près du sol, car le corps est mieux capable d’utiliser les gros élastiques qui le composent afin d’augmenter son efficacité. En effet, les tendons ont la capacité d’emmagasiner de l’énergie et de la retourner, comme un vrai élastique.

 

Par contre, l’étude a été effectuée avec des coureurs qui s’entraînent généralement pied-nu ou en chaussures minimalistes. On pourrait penser que si on teste des coureurs qui s’entraînent généralement en grosses chaussures, ils seront peut-être plus efficace ainsi.

2. Foot Strike and Injury Rates in Endurance Runners: a retrospective study

DAOUD, ADAM I.; GEISSLER, GARY J.; WANG, FRANK; SARETSKY, JASON; DAOUD, YAHYA A.; LIEBERMAN, DANIEL E.

Voici les résultats: des 52 coureurs étudiés, 36 attaquaient du talon et 16 attaquaient plutôt de l’avant-pied. Environ 74% des coureurs ont subi une blessure d’importance modérée ou sévère chaque année, mais leurs coureurs qui attaquaient du talon avaient environ 2 fois plus de blessures que ceux qui courent sur l’avant pied.  Ils ont aussi trouvé que le nombre de km courus par semaine et que des distances de compétition plus longues augmentaient le risque de blessures.

Ma vision: Les coureurs qui sont habitués à courir sur l’avant-pied ont peut-être un risque de blessures plus bas, mais effectuer la transition est “dangereux”. Dangereux en ce sens que toutes les structures du membre inférieur doivent apprendre à travailler autrement. Effectuer une telle transition peut prendre entre 1 mois et 2 ans selon les personnes (expérience de coureurs que je connais). Une chose est sûre, cela ne se fait pas du jour au lendemain. On ne peut pas se lever un jour et se dire “c’est fini, je n’attaque plus du talon”. Et à mon avis, on ne peut pas changer son attaque talon sans changer sa chaussure. Si tu cours avec une chaussure qui a 12mm de dénivelé, je pense que c’est extrêmement difficile d’attaquer de l’avant-pied.

En conclusion, oui, attaquer de l’avant-pied c’est bien selon cette étude, mais je crois que d’avoir comme objectif de changer son attaque talon est une mauvaise façon de faire. D’autres trucs seraient selon moi plus appropriés, comme viser à courir léger, faire un peu de renforcement pied-nu et diminuer le drop de ses chaussures.

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La série Rock’n’Roll – Quel impact sur le marathon de Montréal?

Logo Marathon de Montreal Rock'n'RollDans l’article précédent, nous avons fait un tour d’horizon de la série Rock’n'Roll, de ses origines à son expansion fulgurante sous la gouverne du Competitor Group, sous la gouverne d’un fonds d’investissement privé.

(voir aussi le billet de Yves Boisvert sur son blogue à ce sujet aujourd’hui).

 

Quoi espérer pour Montréal?

Assez rapidement après ses débuts en 79, le marathon de Montréal a eu de la difficulté à intéresser les élites à venir y courir en grand nombre. Que ce soit en raison d’un parcours ‘trop difficile’ et des bourses insuffisantes. On veut bien améliorer le parcours, mais à Montréal, c’est plus facile à dire qu’à faire!

Il est donc compréhensible que les organisateurs de l’événement veuillent plutôt en faire une destination touristique. Le caractère distinct, francophone et touristique de Montréal s’y prêtent bien. D’où l’annonce de son ‘association’ avec la série Rock’n'Roll faite à la veille de l’édition 2011.

On peut imaginer que le succès de nombreux festivals et la scène musicale vibrante de Montréal forment un bon canevas qui s’incorpore à merveille dans le concept des marathons Rock’n’Roll.

Mais s’agit-il bien d’une association entre partenaires, ou plutôt d’un transfert effectif du contrôle de cet événement?

 

Participation prévue

C’est donc sans trop de risque que l’on peut prédire une importante augmentation de la fréquentation extérieure du marathon. L’influence, la visibilité et la promotion orchestrée par la série Rock’n’Roll aura sûrement un impact majeur.

Les organisateurs espèrent 30 000 participants inscriptions pour 2012(2), dont 13 000 pour le marathon et le demi. Déjà, la croissance naturelle des événements de course à pied ces dernières années fait croire qu’on peut atteindre cette cible.

 

Record au départ sur le pont?

On a d’ailleurs annoncé que les deux épreuves majeures partiront en même temps sur le pont Jacques-Cartier en 2012. Comme ça on pourra aussi dire que le record de 1982 avec 12000 participants sur le pont (tous pour le 42k) sera enfin battu. À entendre les commentaires tenus chaque année par les organisateurs, ça semblait devenir une obsession.

Par contre, ceux qui ont pris le départ du demi-marathon en 2011 se sont plaints à juste titre d’être entassés comme des sardines (environ 7000 participants). On voit donc difficilement comment le départ sera agréable et efficace avec autant de gens. On espère de véritables ‘corails’ de départ, bien démarqués, et au moins 4 voies plutôt que trois.

 

Marchandise et exposition

Côté marchandises, l’impact devrait aussi se faire sentir et la série devrait mettre son expertise, ses services et probablement ses fournisseurs dans l’équation. Déjà en 2011 la médaille de participation remise aux finissants était frappée avec le logo du ‘Competitor Group’.

La série Rock’n’Roll fait également état du succès de ses expositions ‘fitness and health’. On imagine donc que l’expo-marathon à Montréal sera plus substantielle que ces dernières années, ce qui ne sera pas difficile à battre! On espère un emplacement plus convivial que Place Bonaventure, et des conférences avec plus de 15 chaises.

 

Nom du marathon

Heureusement le nom du marathon ne subit pas de changement important, comme la ville hôte y figure déjà (on aura donc pas à subir l’affront fait à la Nouvelle-Orléans).. On y a seulement ajouté le demi-marathon, conformément à l’appellation standard des autres événements de la série. Le nom officiel du marathon de Montréal est maintenant Le Marathon Oasis et 1/2 Marathon de Montréal, dans le cadre de Rock ‘n’ Roll Series.

 

Site internet. Sera-t-il préservé?

Note : ce texte fut rédigé à l’automne 2011. Au début 2012, le site du marathon de Montréal est disparu et tout accès est maintenant redirigé vers le site de la série américaine.

C’est moins clair si à terme le site internet du marathon sera préservé, ou s’il sera abandonné au profit du mega-site de la série Rock’n’Roll. On peut le penser. En tout cas ce fut le cas pour tous les autres marathons qui ont été repris ou associés à la série. L’ancien site de ces événements a été abandonné, et le nom de domaine est redirigé vers celui du competitor group.

Bon, le site du Marathon de Montréal n’a jamais été bien génial, comparé à d’autres événements de taille comparable. Par contre, ce serait dommage d’ainsi perdre le contrôle sur son contenu local. Ce serait bien d’éviter que le marathon de Montréal ne soit représenté que par un vulgaire sous-domaine sur le site competitor, avec des textes traduits de l’anglais.

Déjà, la page du RnR Montréal présente un faux-pas classique : l’accès à la version française est représenté par un drapeau français. Pas sûr que les coureurs québécois vont bien apprécier, ce serait déjà une bonne raison pour conserver un site local, propre au marathon de Montréal.

On peut penser que ce qui importera pour le site de la série Rock’n'Roll sera d’attirer la clientèle américaine avec l’aspect exotique de Montréal comme destination ‘française’ en Amérique du Nord, bien plus que d’offrir un réel site fonctionnel et utile pour les marathoniens Québécois.

 

Et l’historique du marathon de Montréal?

Ce n’est pas tous les coureurs qui s’intéressent à l’aspect l’historique des événements auxquels ils participent. Malgré tout certains marathons se font un devoir de préserver la mémoire de l’origine et de l’évolution de la course (ex : Boston, Vancouver, Chicago, …)

Montréal tablait beaucoup sur son histoire dans sa première vie (plusieurs pages y étaient déjà consacrées dans le programme officiel des années 80). Cet aspect a été perdu en cours de route, évidemment avec l’arrêt de l’événement dans les années 90, mais même ces dernières années, on parlait du marathon original surtout pour ses 12000 coureurs sur la pont en 1982…

La page du site internet qui devait relater l’histoire du marathon pour souligner son 20e anniversaire en 2010 est restée désespérément vide. On ne retrouve même pas de page pour relater les records et les champions de l’événement!

De ce côté, l’association de la série Rock’n’Roll n’aura donc pas d’effet majeur.

L’aspect historique de tous les événements de la série ne figure nulle part sur le site RnR. On n’y trouve jamais le numéro de l’édition, et les liens vers les anciens résultats sont en général absents.

- – -

On peut donc prédire un gros succès commercial et touristique pour le marathon de Montréal, mais pour trouver un événement convivial et aux couleurs locales, il faudra possiblement aller courir ailleurs. Pour l’instant, disons qu’on va laisser la chance au coureur!

Et vous, quel autre impact voyez-vous pour l’association entre le marathon de Montréal et le série Rock’n'Roll?

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La série Rock’n'Roll – Ses origines et son expansion fulgurante

La série de marathon Rock’n’Roll s’amène à Montréal par l’entremise de son association avec le marathon OASIS.

Doit-on parler d’association ou d’une acquisition? A vous de juger. La description qui suit présente les origines et les composantes de ce géant des médias et des événements sportifs aux États-Unis.

Prochain article, La série Rock’n’Roll – Quel impact sur le marathon de Montréal?

 

Les origines

C’est en 1998 que remontent les origines de la série avec la tenue du Suzuki Rock’n’Roll marathon à San Diego, en Californie. Ce n’était pas la première fois qu’un marathon présentait des performances musicales, mais c’était la première fois qu’un événement en faisait sa signature, en offrant notamment une scène avec un groupe à chaque mille. L’édition inaugurale fut un gros succès, remportant du coup le record de la plus grosse première édition pour un marathon, avec près de 20 000 participants.

Lors des éditions subséquentes, on peaufina le concept en adoptant un tracé plus ‘scénique’ et en ajoutant encore plus de musique et des équipes de cheerleaders le long du parcours.

  • Miles of entertainment!
  • Live bands at every mile
  • Spirit on the Course cheerleading competitions
  • Finish Line Festivals
  • Two-day Health & Fitness Expos
  • Headliner Concerts
  • Destination Events
  • Huge Charity Fundraisers

 

La croissance sous Elite Racing

Sous la gouverne du propriétaire de l’événement, Elite Racing, le concept prend de l’expansion avec la création d’un événement similaire, à Nashville au Tennessee, en 2000. Le Country Music Marathon est suivi en 2001 d’un demi-marathon à Virginia Beach.

Le rythme de croissance de la série est alors d’un nouvel événement à tous les deux ans.

Logos des événements de la série en 2007, sous Elite Racing

Elite Racing est une compagnie privée basée à San Diego, et fondée en 1988. Avec 8 événements ‘world-class’, elle est en 2008 le plus gros propriétaire et opérateur d’événements de course aux États-Unis. Elle emploie alors 65 personnes. Les revenus sont variés, provenant des frais d’inscription, des commandites, des droits de télévision, de la marchandise et d’expositions sur le thème de la forme physique.

 

Création de Competitor Group

En janvier 2008, une firme d’investissement privée, Falconhead Capital, fait l’acquisition simultanée de trois compagnies basées à San Diego :

  • Elite Racing,
  • La Jolla Holding Group LLC (connu par son Triathlete Magazine) et
  • Competitor Publishing.

L’opération conduit à la création du Competitor Group, Inc (CGI), qui tiendra dorénavant les reines de la série Rock’n’Roll Marathon.

La combinaison instantanée de ces trois composantes permet à Competitor Group de profiter d’une convergence très profitable. Elle contrôle en effet alors des magazines dont la publication rejoint (en 2008) 500 000 personnes, et une force de marketing qui l’aide à faire la promotion de ses événements, qui en retour profitent des droits de diffusion.

Le groupe, fort de ses centaines d’employés permanents, bénéficie d’une énorme machine marketing et produit des analyses financières qui lui permet d’attirer des commanditaires nationaux, en offrant une visibilité sur de nombreuses plateformes (lors du marathon, des concerts, mais aussi sur leur site web, sur la marchandise, etc…).

Qu’on en juge :

  • 390 000 participants (2010), 450 000 (prévision pour 2012)
  • 653 000 visiteurs aux expos santé
  • 1 300 000 spectateurs
  • Force majeure de levée de fonds, ayant recueilli $256 millions (US) depuis 1998.

La clientèle attirée par les événements du circuit est décortiquée et présentée en détail les documents (media-kits) du groupe. On est ici en présence d’une machine marketing bien rodée, qui décide de ses prochains coups en fonction des analyses de public-clibe et de rentabilité, bien plus que d’une quelconque passion pour le développement du sport. :

  • 36% des coureurs viennent de l’extérieur (d’un autre état)
  • Les coureurs proviennent de tous les états, ainsi  que de 70 pays
  • 60% des coureurs affichent un revenu au-dessus de 70000$
  • 78% ont un baccalauréat ou plus
  • En moyenne, 3,23 personnes voyagent avec chaque participant
  • L’âge moyen est de 38 ans
  • 38% sont des hommes, 62% des femmes

On dit également dans l’analyse démographique que les coureurs sont des gens d’influence dans la société, par leur activité bien sûr, mais certainement aussi par leur pouvoir d’achat, et leur désir de s’équiper avec la dernière technologie (bien des coureurs sont prêt à tout pour s’équiper avec ce qu’il y a de mieux).

Évidemment, si des coureurs d’élite peuvent aussi signer des records lors des épreuves, c’est bien tant mieux, mais cet aspect importe peu. La plupart des élites ne reçoivent que peu d’attention des medias généralistes, et ne peuvent peser bien lourd dans la balance, ce qui se reflète lorsqu’on parcoure la documentation et le site de la série.

 

Les ‘événements-destination’. Impact économique et touristique

La ‘marque de commerce’ de la série permet d’attirer de nombreux coureurs venant de l’extérieur. Le marathon est traité plus comme un festival ou une attraction touristique qu’un événement sportif. Les coureurs de marathons sont friands de ces destinations. Comme les performances de course ont pris une importance secondaire, c’est l’expérience humaine qui prend la relève. Si en plus l’événement offre à la fois un marathon et un demi-marathon, c’est un couple ou même toute une famille qu’on peut attirer à l’événement. Pas pour rien que justement tous les événements de la série ont été transformés pour accueillir des demi-marathons.

A l’image de la formule 1, les organisateurs peuvent alors se servir de l’argument des retombées financières pour convaincre les autorités locales d’offrir de l’aide pour accommoder l’événement (parcours,  services de police, etc..).

L’argument est de poids. Les événements jadis locaux, qui fonctionnent en général avec une poignée d’employés permanents, n’ont pas le même pouvoir de négociation, et ne peuvent offrir le même genre de visibilité à une ‘ville-destination’.

 

Entreprise globale vs organisation locale

C’est probablement d’ailleurs pour cette raison que le Competitor Group, lorsqu’il s’associe à un événement existant, s’assure de garder en place la structure locale, plus apte à négocier avec les autorités. C’est aussi plus facile pour l’organisation locale de recruter les milliers de bénévoles requis pour le bon fonctionnement de l’événement. Ça devient plus difficile à expliquer si c’était la compagnie privée, qui fait des profits avec l’événement, qui recrutait les bénévoles.

Comme on le sait, les bénévoles sont le nerf de la guerre pour ces événements, sans eux, il n’aurait tout simplement pas lieu.

Dans le cas du Marathon de Montréal, on s’évertuera à nous dire qu’il s’agit d’une association, les maîtres d’œuvres demeurant locaux. C’est certainement habile. C’est comme cela partout où la série s’est implantée.

 

Charité et controverse

Les événements de la série Rock’n’Roll sont presque toujours également associés à des levées de fonds pour des organismes, des hôpitaux, etc… C’est d’ailleurs une tendance lourde dans le domaine de la course, car rien de tel qu’une bonne cause pour aider à attirer coureurs et bénévoles.

Mais voilà, alors que la plupart des organisations de course à pied sont souvent elles-mêmes à but non-lucratif, le Competitor Group, sous l’égide d’un fonds de placement privé, a essentiellement pour but le retour sur l’investissement. La cause pour laquelle on incite les gens à courir devient alors un argument de plus, sinon un argument essentiel pour attirer les bénévoles qui sont absolument requis pour faire fonctionner l’événement.

À ce sujet, lors du rachat d’Elite Racing, la revue des états financiers a montré que le mélange des deux activités comporte des risques. En effet, il a été démontré que la fondation associée au marathon de San Diego avait gonflé les chiffres de dons effectués, et que certains de ces dons avaient en fait été dirigés vers l’entreprise privée, par exemple pour payer une partie de l’organisation de l’événement. Ainsi, l’état de Californie et la ville de San Diego avaient versé des subventions pour aider l’organisme de charité qui ont été utilisées incorrectement. Le Competitor Group a été forcé de rembourser ces montants en 2009 pour éviter d’être trop associé à la controverse.

 

Ajout des demi-marathons

La tendance est lourde : il subsiste de moins en moins d’événements qui n’offrent comme distance que celle du marathon. On doit d’ailleurs une bonne partie du regain d’intérêt pour les compétitions de course à pied à l’ajout d’épreuves plus accessibles à tous.

Le niveau de participation aux demi-marathons est largement supérieur à celui des marathons, et souvent le tarif d’inscription est presque similaire. Le taux de rendement financier de ces événements est donc bien supérieur. (Pensez à Québec, où l’organisation réussit à convaincre des coureurs de payer près de 100$ pour un 10km!! Sous prétexte de services offerts égaux à ceux du marathon!!)

Mais en plus, les demi-marathons attirent une clientèle différente, ce qui augmente bien sûr le bassin de coureurs potentiels mais aussi le public-cible d’intérêt pour les commanditaires.

La série Rock’n’Roll suit la tendance et a donc entrepris de convertir tous ses événements qui n’offraient qu’un marathon. Plusieurs des événements ajoutés à la série ces dernières années ne comportent en fait qu’un demi, plus facile à gérer.  Le marathon original de la série, à San Diego, fut le dernier à voir l’ajout d’un demi en 2010. La série offre maintenant :

  • 13 demi-marathons seulement
  • 13 marathons et demi
  • 1 10k (New-York)

On peut comprendre, en regardant le tableau des plus gros événements aux États-Unis, que la formule du demi a un succès indéniable. Voici, parmi les 50 plus gros demi-marathons et marathon où se classent les événements de la série Rock’n’Roll (statistiques de 2010)

Les plus gros événements faisant partie de la série Rock'n'Roll

Les plus gros événements faisant partie de la série Rock'n'Roll (2010)

Malgré que la série a attiré moins de coureurs aux marathons en 2010 qu’en 2009 (elle a cannibalisé un peu ses propres événements), au total le choix d’offrir des demi-marathons est clairement gagnant!

 

Saturation aux États-Unis

Si on regarde l’ajout des courses de la série RnR au fil des ans, on voit que les événements ont été choisis pour combler les vides dans le calendrier. Tout au long de l’année il y a maintenant des événements Rock’n’Roll, bien répartis géographiquement. Ce calendrier n’a rien d’un hasard, on s’arrange pour ne pas offrir deux marathons consécutifs dans la même région.

Mais, avec 19 événements offerts aux États-Unis, le point de saturation est pratiquement atteint. Chaque métropole suffisamment attrayante pour attirer 20000 coureurs a été couverte.

La suite logique est donc de s’étendre à l’extérieur du pays.

Évolution de la série Rock'n'Roll

Évolution de la série Rock'n'Roll

Le modus operandi est le même : trouver des événements existants qui plafonnent (ex : Nouvelle-Orléans) ou alors qui présentent un potentiel de croissance (ex : Montréal), dans un milieu propice à la scène musicale et artistique (ex : Edinbourg) et en faire l’acquisition ou s’y associer pour y implanter le ‘format’ Rock’n’Roll. De cette façon on peut alors offrir des événements simultanés ou presque, sans trop risquer la ‘cannibalisation’.

La question qui se pose est évidemment jusqu’où cette expansion se poursuivra. On peut sûrement imaginer une croissance en asie, et voir un calendrier Rock’n’Roll qui couvrira la planète.

Est-ce qu’on y perd un peu par contre au change, si tous les événements les plus populaires sont du même type?

 

Standardisation et modifications pour accroitre la participation

Les événements de la série sont standardisés afin d’offrir une ‘expérience’ similaire. Peu importe la destination, le participant sait à quoi s’attendre (un peu comme dans les allées d’un Costco ou un Wallmart).

Le coureur sait donc à quoi s’attendre et peu donc ainsi en toute confiance s’inscrire à plus d’un marathon de la série. On souligne d’ailleurs ces clients fidèles avec des médailles spéciales, pour ceux qui auront couru 2, 3, 4, 5, 6, 7 voire 10 événements de la série.

 

Et la saveur locale?

En même temps, il faut tout de même retrouver et préserver une certaine saveur locale.

Le cas du marathon de la Nouvelle-Orléans illustre les modifications qui peuvent être apportées pour faire entrer une épreuve dans le moule.

Le ‘ Mardi-Gras Marathon’ existait depuis 45 ans, lorsqu’il fut intégré à la série, en 2010. Le New Orleans Track Club en était l’organisateur. La participation plafonnait à environ 7500 coureurs en 2009.

En deux ans, après l’association avec le Competitor Group, la participation est passée de 7500 participants (2009) à 15 000 (2011). Mais cela est demeuré sous les attentes du groupe.

Le nom de l’événement est donc modifié en 2012, pour s’assurer que le nom du lieu y soit bien évident (le RnR Mardi Gras Marathon devient le RnR New Orleans) et aussi pour éviter d’être associé au festival du Mardi Gras. Le parcours est également modifié, pour rapprocher le départ du centre-ville, plus touristique, plus proche des hôtels.

La série Rock’n’Roll espère ainsi faire de la Nouvelle-Orléans une des plus grosses destinations marathon au pays, notamment en raison du parcours plat qui permet de bonnes performances, mais aussi en raison du caractère festif de la ville.

À parcourir les blogues, on voit que les coureurs ‘locaux’ de la Nouvelle-Orléans sont partagés sur l’évolution de leur course. Certains aiment la nouvelle atmosphère, d’autres estiment que ce qui en faisait un événement à saveur Louisianaise a disparu, et que les coureurs se font servir de la musique et de la nourriture qui pourrait se retrouver partout ailleurs.

http://www.nola.com/running/index.ssf/2011/05/beginning_in_2012_the_marathon.html

Pendant ce temps, l’organisation locale, fondatrice de l’événement, passe inaperçue, et s’occupe de trouver les bénévoles. Dans les faits, il s’agit bien plus d’une acquisition que d’une ‘association’.

Est-ce que ce sera le même phénomène avec Montréal?

Lire la suite: La Série Rock’n'Roll – Quel impact pour le Marathon de Montréal?

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5 leçons que le hockey peut apprendre à un coureur

Publié le 05/01/2012 by 

Cet hiver, pendant la période des fêtes, j’ai joué au hockey. Je n’avais pas pratiqué ce sport depuis au moins 2-3 ans et ce fût un grand plaisir pour moi de m’y remettre. J’ai laissé un peu de côté la course à pied (moins de volume) et j’ai pris beaucoup de plaisir à mettre mes patins.

Parfois, il est bon de se faire rappeler des éléments de base et c’est exactement ce que le hockey m’a fait réaliser. Jouer à un autre sport m’a permis de redécouvrir quelques leçons:

1. Relaxes pour courir plus vite

Je vais avouer quelque chose: je ne suis pas un grand joueur de hockey. Quand je réussi à faire un snap-shot d’une vitesse raisonnable, je suis très fier de moi. Ce que j’ai remarqué, c’est que pour produire de la vitesse avec mon bâton, je dois relaxer. RElaxer ainsi me permet de diminuer le niveau de co-contraction qui survient lorsque je suis tendu. Courir en ayant le mot “relaxe” dans la tête me permet d’avoir une perception de l’effort plus basse pour une même vitesse.

2. Renforces ton tronc

C’est à la mode de renforcer son “core”. Au hockey, les muscles du tronc sont utilisés pour rester debout (stabilité), se déplacer et générer de la puissance lors d’un lancer. Après mes premières parties de hockey du temps des fêtes, je n’ai pas eu mal aux jambes, mais plutôt au dos et aux abdominaux. En course à pied, je n’ai pas encore lu beaucoup d’articles scientifiques sur le sujet, mais je pense bien que d’améliorer sa stabilité au niveau du tronc peut améliorer l’efficacité musculaire et diminuer le risque de blessures.

3. Entraînes-toi avec des coéquipiers

Au hockey je me suis surpris à être complètement exténué pour sauver une erreur de moi ou d’un de mes coéquipiers. Puisque c’est un sport d’équipe, on a tendance à se donner complètement (voir plus) pour l’équipe. On peut utiliser cette motivation en course à pied lors des entraînements où on veut vraiment donner le maximum. C’est pourquoi je pense que courir en groupe 1 à 3 fois par semaine peut être extrêmement bénéfique. La stimulation et la pression qu’amène un groupe est excellente pour qu’on soit capable de se faire un peu plus mal et nous aide à dépasser nos limites.

4. La glace, c’est dure et ça glisse!

Une image vaut mille mots:

5. Je ne suis pas un professionnel

Je ne joue pas au hockey de façon professionnelle. J’imagine que mon snap-shot n’atteint même pas la vitesse d’une passe dans la ligue nationale. Jouer au hockey m’a fait prendre conscience de la distance qui me (nous) sépare des professionnels. J’ai quand même du plaisir à jouer au hockey, mais je me suis rendu compte d’une chose: imiter les pros est impossible, voir mauvais pour mon niveau de jeu. Par exemple, lorsque j’essaie de faire un tir sur réception, il est complètement impensable pour moi de prendre autant d’élan et de lever mon bâton aussi haut que Subban le fait dans cette vidéo:

Je pense que c’est la même chose pour les coureurs. Les volumes d’entraînement que font les pros ne sont pas accessibles, ni recommandables pour la plupart d’entre-nous. Je ne suis pas un anti-volume, mais je ne pense pas que la majorité d’entre-nous ne bénéficierait de faire des semaines de 200km, comme beaucoup de professionnels font. Je ne pense pas qu’imiter la technique des professionnels ne soit recommandable non plus. Ni au hockey, ni en course à pied.

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Gatorade vs eau, l’état actuel des connaissances

Ce billet fait suite au billet précédent “que se passe-t-il lorsque je bois une gorgée de Gatorade?” Il est le deuxième d’une série de trois articles sur la prise de glucose pendant la course à pied. Vous ne trouverez pas d’information sur l’alimentation avant, ni après l’entraînement, ni sur l’alimentation en générale. Je ne parlerai pas non plus d’hydratation qui est un autre sujet complètement. Dans ce post, je vous présenterai les faits tels quels, sans donner mon opinion. Le troisième volet de cette série sera dédié (!) à mes recommandations en matière de prise de glucide pendant l’entraînement / la compétition.

Ce qu’on sait:

  1. Les glucides ingérés sont effectivement utilisés par les muscles.
  2. Il faut que votre boisson pour sportif goûte bon afin d’avoir envie d’en boire.
  3. Ingérer des glucides pendant un exercice de longue durée d’intensité modérée (60-85 % VAM) peut améliorer la performance en maintenant la disponibilité et l’oxydation du glucose vers la fin de l’épreuve.
  4. Le principal facteur limitant l’utilisation des glucides est l’absorption au travers de la paroi intestinale. Même en mangeant de grandes quantités d’aliments, il n’est pas certain que la quantité de glucides absorbés et utilisé augmentera.
  5. Plus une boisson est concentrée en glucose, plus l’eau est absorbée lentement. Par contre, les glucides, eux, sont absorbés plus rapidement.
  6. Pour donner un apport énergétique significatif aux muscles, il faut ingérer minimum 40g de glucides à l’heure. En deçà de 40g / h, il y a aussi des effets bénéfiques à ingérer des glucides, mais le mécanisme est encore mal compris. Certaines études suggèrent même jusqu’à 75 g de glucides par heure.
  7. Ingérer du glucose après qu’une grande fatigue se soit installée (i.e. frapper le mur) est généralement inefficace
  8. Il y a des différences négligeables entre l’effet sur la performance de l’ingestion de glucose, de sucrose ou de maltodextrine. Par contre, ingérer du fructose seul, n’augmente pas autant la performance et peut causer des problèmes intestinaux.
  9. La forme des glucides (solide/liquide) est peu importante, en autant que de l’eau soit consommée pour diminuer l’osmolarité des glucides sous forme solide.
  10. Lorsqu’un seul type de glucides est consommé, le glucide sera utilisé au maximum à environ 1g/minute, même si la quantité de glucides ingérées est très grande.
  11. On peut augmenter la quantité de glucides utilisés en combinant différents sucres avec du fructose. Cela peut sembler contradictoire au point 7, mais le fructose, puisqu’il n’utilise pas les mêmes transporteurs dans l’intestin que le glucose pourrait augmenter l’absorption ainsi par 20 à 50%. À lui seul, il est moins efficace que le glucose, mais en combinaison, il serait possible d’augmenter la quantité limite de glucides absorbés. Voir tableau ci-bas:
  12. Le sodium est plus important qu’on le croit. En fait, il est le seul électrolyte qu’on devrait remplacer. Les concentrations de sodium sont généralement trop basses dans les boissons pour sportif. Pourquoi sont-elles si basses? afin qu’elles goûtent meilleur au repos et qu’elles soient moins dommageable pour quelqu’un qui en boit au repos.

Alors, à samedi pour la suite de cette série dans laquelle je ferai mes (humbles) recommandations pratiques sur l’ingestion de glucides. Si vous avez apprécié ce billet, je vous invite à le montrer en le partageant

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Article original sur Course à pied.ca

Références:

High rates of exogenous carbohydrate oxidation from a mixture of glucose and fructose ingested during prolonged cycling exercise. Jentjens RLJeukendrup AE

Nutritional manipulations before and during endurance exercise: effects on performance. Coggan ARSwanson SC.

Carbohydrate intake during exercise and performance. Jeukendrup AE.

Oxidation of carbohydrate feedings during prolonged exercise: current thoughts, guidelines and directions for future research. Jeukendrup AEJentjens R.

Inverse relationship between percentage body weight change and finishing time in 643 forty-two-kilometre marathon runners Hassane Zouhal et coll.

Lore of running, Tim Noakes

 

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Que se passe-t-il lorsque je bois une gorgée de Gatorade?

Que se passe-t-il lorsque je bois une gorgée de Gatorade?

Publié le 13/12/2011 by 

Suite à une discussion sur le groupe Facebook courir-Montréal, je me suis dit que j’allais encore une fois re-plonger dans mes livres d’université pour essayer d’expliquer le plus clairement possible ce qui se passe lorsqu’on boit une boisson pour sportif de type gatorade. Mon prochain post portera ensuite sur l’état actuel des connaissances sur l’alimentation et l’hydratation pendant l’effort.

Comment absorbe-t-on l’eau ?

L’eau passe au travers de l’intestin par un procédé qu’on appel osmose.

L’osmose est un phénomène de diffusion de la matière mis en évidence que lorsque des molécules d’eau (de solvant de façon générale) traversent une membrane semi-perméable qui sépare deux liquides dont les concentrations en produits dissous sont différentes. La différence de concentration provoque une différence de pression osmotique qui engendre un déplacement du solvant à travers la membrane. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Osmose)

Plus une solution est concentrée en molécules autres que l’eau, plus son osmolarité est grande. Par exemple, l’eau de source a une osmolarité d’environ 23, alors que celle du sang est d’environ 300. Ainsi, lorsqu’on boit de l’eau, l’intestin laisse passer l’eau au travers de sa membrane pour “essayer” d’équilibrer l’osmolarité. L’eau voyage toujours de façon à équilibrer la concentration en molécules de chaque côté, donc vers le côté le plus concentré. Lorsque vous buvez de l’eau, la concentration en nutriments (glucose, sodium, etc.) est plus faible dans l’eau que dans le corps. L’eau (concentration en glucide faible) passe donc au travers de la paroi intestinale pour rejoindre le sang (concentration en glucide élevé) et augmenter le volume sanguin.

Comment absorbe-t-on le sucre?

L’absorption du glucose est plus efficace que celle de l’eau en ce sens que des molécules forcent son entrée dans le sang. Cela semble normal puisque le corps ne peut pas se permettre de laisser passer du sucre au travers du système gastro-intestinal et ainsi gaspiller de l’énergie. C’est d’ailleurs cette absorption forcée qui aide l’organisme à absorber une solution sucrée. Dans un premier temps, la solution sucrée a environ la même osmolarité que l’eau. L’eau n’a donc pas beaucoup à bouger pour équilibrer les concentrations.

Par contre, après 20 minutes, les transporteurs ont forcé du sucre dans le sang. L’osmolarité dans l’intestin a baissée et celle dans le sang a augmentée. Cela donne le goût à l’eau d’aller équilibrer les concentrations et elle s’en va donc en plus grande quantité dans le sang. Après 20 minutes, plus d’eau coule alors de l’intestin vers le sang.

Que se passe-t-il si j’ingère un gel seul?

Le gel est extrêmement concentré en sucre. Il a une osmolarité très élevée. En prenant un gel sans eau, voici ce qui arrive:

Évidemment, après un peu de temps, le sucre va être forcé au travers de la paroi intestinal et l’eau finira par revenir. Par contre, ce n’est en aucun cas souhaitable de perdre de l’eau ainsi. C’est pourquoi il est toujours recommandé de prendre un gel avec de l’eau. Par contre, prendre un gel est une excellente façon de forcer du sucre au travers de la paroi intestinale, même s’il y a une limite à ce que le corps peut absorber.

Dans le tableau ci-bas (tiré de Wiliam et Costill), vous verrez l’osmolarité de 3 liquides différents: eau, boisson sucrée à 5g/l et boisson sucrée à 10g/l.

Notez ici que le PH après 20 minutes est toujours plus acide que la solution ingérée… Votre corps est bien protégé contre les PH acide. Nul besoin de vous soucier du PH de votre boisson pour sportif.

On voit que le corps a 2 moyens en sa possession pour faire diminuer l’osmolarité  d’un liquide:

1. Il sécrète des sécrétions gastriques pour diminuer la concentration du liquide

2. Il absorbe les glucides pour diminuer la concentration du liquide et augmenter la concentration en glucides du sang.

Qu’est-ce qui est le plus efficace: une boisson peu sucrée ou une boisson très sucrée?

Vu la grande osmolarité des boissons très sucrées, leur temps d’absorption est plus long. Cette vitesse d’absorption est généralement appelée vidange gastrique et représente le temps que passe le liquide dans l’estomac et l’intestin. Voici des vitesses d’absorption pour différentes solutions:

Eau: absorbée à environ 18 ml/minute

Solution de glucose 2,5g/100ml : 17ml/minute

Solution de glucose 5 g/100ml: 10ml/minute

Solution de glucose 10g/100ml: 3,5ml/minute

Solution de glucose 15g/100ml: 2ml/minute

Si on veut se réhydrater, la façon la plus efficace est certainement de boire de l’eau, c’est ce qui est absorbé le plus rapidement. Par contre, si on veut ingérer un quantité de glucides suffisante pour apporter une source d’énergie supplémentaire, que doit-on faire?  J’ai converti les vitesses d’absorption ci-haut en tableau montrant la vitesse d’absorption du liquide et la vitesse d’absorption des glucides. J’ai aussi inclus la quantité nécessaire à absorber pour cumuler 50 g de glucides. Il faut noter que pour avoir un effet sur la performance et les réserves énergétiques, il faut ingérer environ 50g de glucides/heure (j’élaborerai plus là dessus dans le prochain post).

Notez qu’il faut absorber 2 litres d’eau/heure pour obtenir un apport énergétique notable avec une solution à 2,5g /litre. C’est inimaginable d’espérer faire cela. Par contre, pour rester hydraté, c’est une excellente solution.

Comment absorbe-t-on le sel?

Les différents sels minéraux sont surtout absorbé conjointement avec l’eau. Certains scientifiques pensent que le sodium est nécessaire au transport du glucose. Les interactions entre le glucose et le sodium, doivent encore être confirmées. (tiré de physiologie de l’exercice, par Wilmore et Costil.

En résumé, pour s’hydrater, l’idéal est de boire de l’eau. Pour fournir un apport en glucides, il faut voir quelle quantité d’eau votre corps peut absorber et quelle concentration de sucre votre corps peut tolérer. En général, les boissons du marché fournissent 6 à 8g de sucre / 100ml. L’idéal selon les recherches serait d’obtenir une concentration d’environ 10g/100ml. Cela peut se faire en buvant une solution assez concentrée ou on peut s’aider en utilisant des gels énergétiques.

Ce billet avait pour objectif d’expliquer ce qui se passe lorsqu’on boit une boisson pour sportif. Dans le prochain billet, je ferai un résumé des données scientifiques sur le lien entre apport glucidique et performance. Pour être certain de ne pas manquer ce billet, suivez-nous sur:   FacebookTwitterDaily Mile ou Google +

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10 prédictions pour 2012

Pour certains, c’est l’heure de penser à ses résolutions, moi j’aime plutôt penser à mes prédictions dans le monde de la course pour 2012.

  1. Une grande compagnie de chaussure brisera le record de la chaussure de course la  plus légère.
  2. Le record du marathon sera brisé. Par qui? Mutai est certainement un des favoris, sinon je dirais peut-être Gebremariam.
  3. Haile Gebreselassie ne participera pas aux olympiques de Londres. Même si je le souhaite, je pense qu’il est trop tard pour cette légende vivante de la course à pied. Quand même, Haile a brisé des records, gagné des course à l’arraché, et surtout… il court encore. Chapeau!
  4. Plus d’études sur les chaussures minimalistes sortiront. Je ne suis pas trop au courant de ce qui s’en vient, mais je rêve (et je prédis) une étude sérieuse qui évalue  l’incidence des blessures chaussures traditionnelles vs minimales. Je sais que laClinique du Coureur travaille actuellement sur cela, j’ai bien hâte de voir ce que cela va donner!
  5. Simon Bairu battra le record canadien à Dubai en janvier.
  6. (rigolo) On règlera la question du “footstrike”. Attaque talon? Mi-pied? Avant-pied? Toutes ces façons de courir sont tellement 2011. En 2012, c’est le “no-foostrike” qui est à la mode!
  7. En 2012, Asics en sortira pas de chaussures minimalistes.
  8. Au Québec, il y aura plus de femmes que d’hommes qui termineront des épreuves de course à pied. Voir des statistiques intéressantes sur les courses sur iskio.ca
  9. Le prix du 10km au marathon de Québec atteindra les 100$, prix que je trouve absolument normal.
  10. Le meilleur marathonien au Québec sera… Franck Marchand? David Le Porho? Christian Mercier? David Gagnon-Savard?

Je ne peux pas me prononcer sur cette dernière! Par contre, pour rester informé des résultats de ces prédictions, vous devriez nous suivre sur  FacebookTwitterDaily Mile ou Google +

Article original sur Course à pied.ca

 

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ChiRunning, la fin justifie-t-elle les moyens?

Cover of "ChiRunning: A Revolutionary App...
Cover via Amazon

Je n’aime pas les gourous. Gourou selon Larousse:

Maître à penser, directeur de conscience.

J’ai acheté il y a quelques mois le livre Chi Running de Danny Dreyer. Je suis très content d’avoir acheté ce livre, maintenant, je sais que je ne l’aime pas. Je vais expliquer pourquoi plus loin. Ce livre m’a amené à me poser la question: est-ce mieux d’arriver à changer les comportements en écrivant des faussetés ou est-ce préférable d’être rigoureux d’un point de vue scientifique et d’obtenir moins de changement. En gros, la fin justifie-t-elle les moyens?

Je n’en suis pas sûr du tout.

Pourquoi ne suis-je pas d’accord avec le livre de M. Dreyer? Il nous explique comment on doit courir. Aucune autre façon de courir n’est acceptable selon le livre. Premièrement, je trouve cela dangereux. Particulièrement si un coureur n’est pas blessé, lui recommander de changer sa posture, l’alignement de ses genoux, sa foulée peut être dangereux. If it’s not broken, don’t fix it, dis le proverbe.

Deuxièmement, M. Dreyer n’apport aucune étude, aucun autre argument que des arguments de tai-chi et sa propre expérience. Pas de problème avec cela, mais si on ne se base pas sur des études, on ne peut pas prétendre détenir la vérité.

Troisièmement, certains arguments et certaines propositions me semblent farfelues:

1. The Discovery of Chi Running.

Comme si courir léger et avec une technique plus près de celle qu’on utilise lorsqu’on est enfant/pied-nu était une découverte. C’est un savoir datant de temps immémoriaux.

2. En parlant des enfants: “They’re enjoying the game of tag and having so much fun that there is very little actual work going on when they are running. And since very little effort  is involved in their movement, there is little chance for injury.

Pas de travail? Au sens physique du terme, accélérer une masse, c’est un travail. Je sais pas pour vous, mais quand je jouais à la tag, je travaillais pas mal! Et est-ce que je suis le seul à avoir été essoufflé à jouer à la tag?!?

3. The most common theory says that the primary cause of running injuries is overtraining. I also belive this to be a myth. I believe the primary cause of injury is poor running form and poor biomechanics.

Effectivement très utile pour vendre un livre… mais peu rigoureux d’un point de vue scientifique. Je n’ai pas d’article en main, mais selon les conférences de Blaise Dubois de la clinique du coureur, 80% des blessures sont causées par une hausse trop rapide du volume/intensité de la course à pied. Le corps humain peut s’adapter à beaucoup de choses si on lui donne le temps de s’y adapter.

4.If there is an imperfection in your biomechanics, it will eventually show up as an ache or pain.

Rien de moins certain, surtout si on y est habitué…

5. (attention, celui-ci est farfelue, il parle des Kenyans) Their legs are slender because they have such excellent running economy. They’re so efficient they don’t need big leg muscles.

Ok… alors les joueurs de basket grandissent parce qu’ils essayent d’aller toucher le panier? Allons, donc! Si on prend un enfant avec une génétique qui lui donne “des gros os”, et qu’on lui donne la meilleure mécanique au monde, il ne va pas avoir des petites jambes, je vous le garanti.

6. With the ChiRunning technique, you won’t be pushing off with your toes.

ah non? Vous allez pousser avec quoi vous?

7. all you have to do is (lean and) pick up your feet

Essayez juste pour voir. Ne poussez pas avec votre jambe par terre essayez juste de lever vos pieds. Qu’arrive-t-il?

8. Il dit qu’il faut toujours garder la même cadence. Par contre, entre la ”troisième vitesse” et la “quatrième vitesse”, on doit encore garder la même cadence… et la même longueur de foulée. Expliquez-moi comment on peut aller plus vite ?! Ce n’est pas grave en tant que tel, on comprend quand même, mais il me semble que ça manque de sérieux…

9. Il insiste pour que notre pied tombe directement sous le poids du corps. C’est impossible. Je sais que certains vont me dire qu’ils le font,  dans ce cas, j’aimerais voir une vidéo. C’est possible de tomber très près, mais tomber directement dessous, c’est impossible. En tout cas, Mutai et Mosop en sont incapables:

Et je pourrais continuer comme cela pendant 1 heure… et je suis seulement rendu à la page 125. Ce livre est rempli de faussetés scientifiques et d’illogisme, ce qui me ramène à la question du départ: S’il aide des coureurs à courir sans blessures, mais en l’expliquant de façon non-scientifique, est-ce bon?

 

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96% des marathoniens attaquent du talon

Comme vous le savez peut-être, un des blogs que je suis avec le plus d’intérêt est celui de Pete Larson: RunBlogger. M. Larson est à la base un professeur d’anatomie qui s’est mis à la course à pied un peu tard. Il vient tout juste de publier sa première étude sur la course à pied. Il a observé 936 coureurs de marathon et de demi marathon au 10e km et 286 coureurs au 32e km du marathon (les mêmes). L’objectif était de savoir si ils touchaient le sol avec leur talon, leur mi-pied ou leur plante de pied en premier. Voici les résultats:

Au 10km:

  • Talon: 87.8%
  • Midfoot 3.1%
  • Forefoot: 1.4%
  • Asymétrique: 7.7%

Assez impressionnant, non?

De ce 936 coureurs, ils en ont analysé 286 qui faisaient le marathon complet. Voici les pourcentages observés

Au 32km:

  • Talon 93%
  • Mi-pied: 3.5
  • Asymétrique:3.5%

Il n’y avait même plus 1 % de coureurs sur l’avant pied.

Pour certains, ces statistiques seront la preuve qu’on doit porter des chaussures coussinées. Pour d’autres, ces données prouveront que les chaussures coussinées sont à banir, car elles entraînent une mauvaise technique de course. Alors, quelles conclusions peut-on tirer de ces chiffres? Je ne sais pas vraiment. Tant qu’à moi, cette étude suscite beaucoup de questionnements.

  • Tous les coureurs portaient des chaussures. Seulement quelques-uns portaient des chaussures minimalistes. Est-ce que ceux qui portaient des chaussures minimalistes étaient plutôt sur la mi-pied? On ne le sait pas. On peut penser que oui, on peut penser que non. Bref, à vérifier!
  • 2 autres études avaient étudié la pose du pied dans un grand nombre de coureurs: Hasegawa et al. (2007) et Kerr et al. (1983). Les deux avaient observés un plus grand nombre de coureurs mi-pied que Larson. Par contre, leurs échantillons étaient constitués de coureurs beaucoup plus rapides. Ici Pete n’a pas trouvé de relation entre la vitesse d’un coureur et sa pose de pied. Il faut dire que son échantillon de coureurs mi-pied est relativement petit. Qu’est-ce que ça veut dire? Je pense que si on regarde les choses objectivement, on est amené à se poser une question: est-ce que les coureurs courent plus vite parce qu’ils courent mi-pied ou si ils courent mi-pied parce qu’ils courent plus vite? Le débat est lancé.
  • Puisqu’on observe moins d’attaque talon dans les échantillons de coureurs plus rapides, on doit aussi se demander si ils attaque plus de la mi-pied simplement parce qu’ils sont plus rapides ou si c’est parce qu’ils portent des racers. Belle question hein?
  • Une attaque talon était définie comme suit: la partie de la chaussure qui touche le sol en premier est situé dans le tiers arrière de la chaussure. Disons que ça laisse pas mal de marge de manœuvre. Probablement que plusieurs de ces attaques-talon font partie d’une technique de course adéquate.
  • Ce haut pourcentage d’attaque-talon peut sembler être un argument “prouvant” que la meilleure façon de courir pour les humains est d’attaquer du talon. Par contre, il faut être conscient que la vaste majorité des coureurs portaient de grosses chaussures coussinées. Pete ajoute que Nett (1964) avait aussi filmé des coureurs avant l’arrivée des chaussures coussinnées et avait observé que la majorité attaquaient mi-pied ou avec la plante du pied.
  • Finalement, certains coureurs sont passés de talon à mi-pied, mais l’inverse s’est aussi produit. Le corps changerait-il la façon de courir lorsqu’il est en fatigue extrême? Je pense que oui. En fait, je dirais qu’en état de fatigue extrême, la définition de “foulée de secours” serait: différente de la foulée normale.
  • Est-ce que la solution à l’attaque-talon est cette magnifique invention? 

Alors, comme je disais, cette étude ne répond pas à beaucoup de question, en suscite plusieurs, mais est néanmoins fort intéressante. Il y a présentement plusieurs études en cours dans le domaine de la chaussure de course à pied. Peut-être qu’à la lumière de ces nouvelles connaissances, nous serons en mesure d’interpréter ces données différemment.

 

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Article original sur: Course à pied.ca

 

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Le minimalisme ”powered by Vibram”

article original sur course à pied.ca

Le débat minimaliste est un débat que je suis avec beaucoup d’intérêt. Ce matin même, j’ai pris part à un cours donné par Blaise Dubois de la Clinique du Coureur sur les chaussures minimalistes. Dans la salle, il y avait des représentants de compagnies, des vendeurs de chaussures et des physiothérapeutes. J’adore ce genre de débat. Bravo à Blaise pour avoir lancé ce cours.

Il était plaisant d’assister à ce débat, car les personnes présentes étaient, pour la plupart, déjà informées du sujet, ce qui a permis d’aller un peu plus loin. Les intervenants étaient, pour la plupart, modérés. Nous n’avons donc pas eu droit à ces répliques juteuses:

Tout le monde devrait courir nu pied!

Achetez-moi ce juteux nimbus!

Aye, regarde mon nouveau truc: je me tape une feuille de papier en dessous du pied et je cours avec…

Aye, regarde, j’ai pris des amortisseurs de char et je cours avec, c’est hot!

J’exagère à peine.

Ce débat m’a toutefois éclairé sur un point que j’ai découvert hier: certaines études sur les chaussures minimalistes sont en parties payées par Vibram:

  1. Les une partie des recherches de Lieberman, est commanditée par nul autre que: Vibram! une compagnie qui veut vos sous, même si elle vend des chaussures à 5 orteils. Regardez en bas de la page et tout en bas vous verrez: Research presented on this site was funded by Harvard University and, in part, by Vibram USA®. Bon je ne sais pas quel était la teneur de la commandite. Il semblerait qu’ils ont seulement fourni les chaussures, ce qui n’implique pas trop de biais à mon avis.
  2. Après en avoir discuté avec Blaise Dubois ce matin même, il semblait dire que les études de Squadrone et al sont aussi commanditées par Vibram.

Un des arguments souvent apportés par les minimalistes, est l’aspect mercantile des compagnies de chaussures. Oui, les compagnies qui fabriquent et vendent des chaussures sont là pour faire des profits. Elles adaptent leurs offres en fonction du marché. C’est vrai que la promotion des chaussures coussinées n’est pas basée sur de la science.

Mais la science sur laquelle on se base pour prescrire des chaussures minimalistes est-elle biaisée?

Loin de moi l’idée d’invalider tous les résultats de la recherche. Toutefois, lorsqu’une compagnie commandite une étude, on a toujours le droit (le devoir?) de se demander si les conclusions ne seraient pas un peu empreinte de mercantilisme. Je continue de penser que le minimalisme est excellent pour la plupart des gens. Je sais aussi que le minimalisme ne repose pas sur l’étude de Liebermann et de Squadrone. Par contre, lorsque les défendeurs des chaussures minimales clameront haut et fort que les compagnies de chaussures conspirent pour nous faire acheter des grosses chaussures, on pourra aussi, on pourra aussi parler de “conspiration Vibram” et de ces études commanditées.

 

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10 mythes sur l’entraînemen

J’adore les mythes. J’aime vérifier d’où ils viennent, pourquoi ils existent. J’adore aussi essayer de faire le point sur ce que «mon ami m’a dit». Parfois, c’est vrai, parfois c’est… moins vrai. Les 10 articles qui suivent ne sont pas tous des mythes à 100%. Il y a souvent une part de vérité derrière chacun d’eux! Les mythes sont aussi des beaux sujets pour débattre, alors, ne vous gênez pas!
  1. La règle des 10%
  2. Le VO2max fait foi de tout
  3. Il faut manger des glucides avant et après l’entraînement
  4. Contrôler la pronation
  5. S’améliorer en récupérant plus
  6. Courir lentement pour s’améliorer
  7. Frapper le mur au marathon
  8. Le lactate cause la fatigue
  9. Les bas de compression
  10. Les zones d’entraînement

Vous voulez entendre parler d’autres mythes? Ça viendra dans les prochaines semaines, pour ne pas les manquer, suivez-nous sur: FacebookTwitter et Daily Mile ou Google +

Au plaisir!

 

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Brooks Pure connect: le test!

La Pure Connect est une chaussure que j’attendais avec impatience. La lancée de Brooks dans les chaussures minimalistes était assez attendue. Dommage qu’elles soient disponibles seulement dans quelques magasins au Canada pour l’instant. Le lancement global se fera à partir de janvier prochain. Voici donc un avant goût de ce qui vous attend avec la pure connect, le modèle le plus léger et le plus près du sol de cette nouvelle ligne:

Poids: 7,2 oz

Hauteur : inconnue, mon feeling: 14mm en arrière, 10mm en avant… Brooks annonce 4mm de dénivellé

Première impression

Les espadrilles de course sont généralement assez »flash»… La Pure Connect de Brooks amène ce concept un peu plus loin et propose un look que je qualifierais de »futuriste». L’effet est très réussi:

L’empeigne

L’empeigne de la Pure Connect fit très très bien sur mon pied. Je trouve que c’est probablement le point fort de la chaussure. Pas de point de pression, pas d’échauffement. L’ajustement est normal. J’ai un pied assez large et je ne me sentais pas vraiment à l’étroit. Seul petit bémol: pour ceux qui aiment porter leurs chaussures pied-nu, ce n’est pas vraiment possible avec les Pure Connect. La mesh à l’intérieur n’est pas tissée serrée et c’est très inconfortable sans chaussettes.

La langue est légèrement coussinée, juste assez pour rendre la chaussure un peu plus confortable, sans ajouter trop de poids.

Il y a un petit gadget de Brooks, qui ne change pas grand chose à la performance de la chaussure: le Nav Band. Une bande élastique qui passe au milieu du pied et qui retient le pied. Tant qu’à moi, les lacets auraient fait le travail. Si vous avez un pied très haut, vous trouverez peut-être cela inconfortable.

Point un peu spécial de la chaussure, l’arche de la semelle interne monte très haute. Les mordus de chaussures plates n’aimeront pas cela. Selon mon expérience, une semelle intérieure ne change pas grand chose à la performance de la chaussure et à la biomécanique. Cette grande courbe ne m’a pas dérangé outre mesure, mais ça peut être agaçant pour certains.

Semelle intercalaire

C’est ici que Brooks se différencie des autres marques à mon avis. La semelle intercalaire est assez molle. La plupart des chaussures minimalistes ont une semelle au moins moyennement ferme. Selon Brooks, c’est parce que l’eva de la semelle est mélangé avec du MoGo et c’est ce qui permet d’avoir une semelle aussi mince et qui donne autant d’absorption. Bon je ne suis pas un fan des technologies de chaussures, mais le feeling est quand même différent de la plupart des chaussures que j’ai essayé.

Ce qui rend la chaussure plus spéciale, c’est la «technologie» Perfect Heel. Cette technologie (en fait, c’est plutôt l’absence de «heel flare») facilite une attaque «mi-pied» au lieu d’une attaque talon. 

Comme vous pouvez le voir sur la photo, le milieu de la chaussure est la partie la plus haute de la chaussure. Je me demande même comment ils ont mesuré leur 4mm de pente, peut-être entre le milieu du pied et l’avant-pied? Mon feeling, quand je cours, c’est que le talon et l’avant – pied sont à la même hauteur et que le milieu du pied est plus élevé. Très difficile de courir sur le talon avec une telle chaussure!

Semelle externe

La semelle est coupée en scindée en 2 parties: une partie sous le gros orteil et une partie sous le reste du pieds. L’objectif de Brooks? Stimuler l’utilisation du fléchisseur de l’hallux. Bon, je ne suis pas certain que le recrutement de ce muscle est augmentée par la chaussure, mais cela contribue certainement à rendre la chaussure plus flexible et ainsi, à renforcer le pied.

À qui cette chaussure d’adresse-t-elle?

Il me semble que la Pure connect est une chaussure avec un excellent fit. Elle ne plaira pas aux pure minimalistes qui la trouveront beaucoup trop coussinnée. Par contre, pour quelqu’un qui voudrait une chaussure qui va lui donner un coup de main pour changer sa foulée, elle me semble être une bonne option.

+

  • confort au dessus de la moyenne
  • juste milieu entre amorti, feeling et légèreté
-
  • Trop coussinée pour ceux qui ont des chaussures minimalistes depuis quelque temps
  • Le milieu du pied plus haut que le talon, ainsi que la semelle coupée en 2 donnent un feeling spécial à la chaussure, que tous n’apprécieront peut-être pas.

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Article original publié sur: Course à pied.ca

 

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Çà ressemble à quoi, courir comme les meilleurs marathoniens?

Cette installation vidéo, réalisée pas Asics dans le cadre du marathon de New-York, tenu le 6 novembre dernier, permettait au public de se mesurer virtuellement à Ryan Hall, un des meilleurs coureurs américains.

Évidemment, comme coureur du ‘fond du pack’ on a rarement l’occasion de voir les meilleurs, et à la télé, ils n’ont pas l’air d’aller bien vite… Ceux qui font des intervalles savent déjà qu’il est difficile d’atteindre et tenir un 15km/h bien longtemps. Alors imaginez, les meilleurs marathoniens courent à 20km/h pendant 2 heures!

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Mythe 10: les zones d’entraînement

Les zones d’entraînements sont particulièrement populaires ces temps-ci. Pourquoi?

  1. Elles rendent l’entraînement beaucoup plus facile à gérer.
  2. L’efficacité de l’entraînement dans ces zones est souvent prouvé.
  3. C’est bien vu de dire: ” j’ai fait x temps en R1!”

Par contre, je crois (et je ne suis pas seul) que les bénéfices des zones sont  surévalués.

Je vais commencer par poser une question aux défendeurs des zones d’entraînement: Si, avec vos calculs de zone, vous ne vous entraînez jamais à courir à 4’40” au kilomètre, mais que votre objectif est justement de courir à 4’40” au kilomètre comment allez-vous faire pour vous y adapter? La première loi de l’entraînement, celle qu’on répète ad nauseam, c’est que les adaptations du corps à l’entraînement sont hautement spécifiques. Qu’est-ce que ça veut dire? En courant à 4’40” au kilo, mes muscles, tendons, système nerveux, vaisseaux sanguins s’adaptent à cette vitesse. Cela ne veut pas dire de courir toujours à la même vitesse, loin de là. Par contre, je vois mal comment quelqu’un pourrait courir un 10km à une vitesse x si il n’a pas fait un volume d’entraînement raisonnable à cette vitesse (particulièrement en phase de préparation finale).

Si vous voulez des zones d’entraînement, voici des zones pour une personne qui court un 10km en 50 minutes:

Selon Jean-Yves Cloutier: R1 = 6’10” R2 = 5’40” R3 = 5’00” R4= 4’45”

Selon Jack Daniels:

Easy/Long E/L 6:19
Marathon M 5:26
Threshold T 5:06
Interval I 4:42

Surprise ce ne sont pas les mêmes zones!

Pourtant, si ce sont les zones ”magiques” desquelles on retire le maximum de bénéfices, ce devrait être les mêmes zones, non?

Le PZI de Matt Fitzgerald conseil même jusqu’à 10 zones différentes:

Zones 2,3,4:: 7:11 à 5:29

Zone 6 :5:13 à 5:03

Zone 8 : 4:44 à 4:39

Zone 10:: 4:26 et moins

Encore une fois, les zones ne sont pas les mêmes… Mais pourquoi? Si il s’agit justement de zones magiques dans lesquelles il faut travailler et que les autres sont à éviter, normalement, on devrait avoir les même chiffres avec tous les coachs, non?

Comment en sommes-nous arrivés-là?

Les études sur les coureurs durent généralement un court laps de temps et doivent porter sur l’étude de paramètres bien précis. C’est pourquoi il y a beaucoup d’études sur l’entraînement à Vitesse Aérobie Maximale (VAM). Il y a aussi beaucoup d’études sur l’entraînement au seuil lactique (la notion de seuil est fortement débattue, mais il est relativement facile de mesurer le lactate sanguin). C’est donc normal qu’on ait beaucoup d’information sur ces seuils et c’est justement à ces seuils que les coachs essaient de vous faire courir. Par contre, on ne connaît pas précisément les améliorations qui se produisent entre ces zones. Ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas les améliorations qu’elles n’existent pas!

Voici des grands coureurs qui ne se sont pas limités au concept de zone:

Paavo Nurmi, Emil Zatopek, Jim Peter, Gordon Pirie, Kip Keino, Frank Shorter, Haile Gebreselassie , Grete Waitz, et là, j’en passe et j’en passe. En faisant cette petite recherche rapide, je n’ai vu aucun coureur d’élite qui conseil de s’encadrer de zones très spécifique, quoi que cette recherche n’est pas la plus exhaustive.

De mon point de vue de coach, il ne devrait pas y avoir de zones d’entraînement. Toutes les vitesses demandent des adaptations spécifiques. C’est insensé de se limiter à 3 vitesses différentes pour tous les entraînements. Si mon objectif est de courir mon 10k à 5minutes/km,  comment devrais-je préparer mon corps à cet effort? En courant parfois plus vite et en courant parfois moins vite. Plus je serai proche de la date de ma course, plus mon entraînement spécifique et inclura des entraînements à 5′/k. Plus sur cela dans un futur billet sur la périodisation de l’entraînement.

En plus, pour 2 personnes qui courent 10km en 50 minutes, faire des intervalles à 4’45” n’aura probablement pas le même effet sur chacunes d’elles. Il faut d’abord baser ses vitesses d’entraînements sur la distance pour laquelle on se prépare et ses propres faiblesses. C’est généralement en améliorant nos faiblesses qu’on obtient les meilleurs résultats.

Ce que je déplore, ce n’est pas tant le concept de zones que leur utilisation extrêmement stricte. Pour la personne sus-mentionnée, je ne crois pas que de courir à 4’50” (vitesse suggérée par aucun des auteurs) sera particulièrement dangereux ou particulièrement inefficace. Un des dénominateurs communs des grands coureurs, c’est la variété!

Finalement, je pense que les coachs ont créés ces zones afin de simplifier la vie des coureurs. Toutefois, en suivant des zones aussi strictement que certains le font, n’obtient-on pas l’effet contraire?

Article original publié sur: Course à pied.ca

 

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